10 janvier 2006

Marie et Matthieu à Cuba




Dimanche 13 novembre 2005

Deux jours bien pleins depuis notre départ ce vendredi pour notre voyage de noces. D'abord un petit tour par chez Nelly et Christophe, à Torcy, puis chez Pascaline et Jocelyn à Antony.

Nelly et Chris nous ont ammené manger réunionais, à leur cantine. Nous avons pu goûter un assortiment de légume, de beignets, ainsi que des Rougaï. Très épicé! C'était un plat à base de viande, de riz et de légumes.
Ensuite, direction Paris et ses lumières, Quai de Seine, rive gauche, Quartier Latin. Découverte, là encore, dans un restaurant nommé le Paradis du Fruit. Le nom est bien à l'image de la carte : fruits à volonté, accompagnés de glace, de chocolat fondu... Fondue justement pour Marie et moi...mama mia que c'est bon ! Revoir Paname nous a fait très plaisir ; et pour Matthieu découvrir Chelles aussi.
Samedi matin, nous sommes en effet allé voir les lieux de l'enfance de Marie et Christophe. Leur école primaire, leurs maisons, Le PONT, en fait un passage souterrain dans lequel Marie s'amusait, petite, à crier, je la cite: "Bala Bala". Pourquoi ? Pour voir l'écho que lui renvoyait le pont... Je me suis rendu compte que Marie, qui me dit souvent qu'elle n'a pas vraiment de racines, en a en fait de vraies ici. J'en suis heureux pour elle.

Jocelyn et Pascaline nous ont à leur tour accueilli samedi après-midi. J'étais vraiment heureux de les retrouver. Joce n'est pas un de mes témoins pour rien. Il est comme un frère. Journée simple et heureuse avec eux, Joce m'emmène chercher sa nouvelle moto, sa 700 Kawasaki. Superbe ! Puis un bon vieux repas Ardéchois, autour d'une bouteille de Cornas. On ne renie pas ses racines !
Et Dimanche dans tout ça ? Joce nous amène comme prévu à l'aéroport à 15H. l'agent de Vacances Transat regarde nos bagages : "Attention monsieur, votre sac ne passera pas"... Stress, course contre la montre, comment réorganiser nos affaires ? Par précaution, nous faisons aussi vérifier le poids de nos valises avant l'embarquement : 24 et 18 kg soit deux kilos de trop. Douche froide. Que faire, que doit-on enlever ? Après un coup de fil, Joce revient récupérer un sac. Quelques fringues en moins chacun et tout rentre dans l'ordre. La suite de l'embarquement se fait sans heurts. L'avion a déja une heure et quart de retard. A suivre...

En fait de retard, nous avons décolé à 21h13 au lieu de 18h00. Mais le plus beau n'était pas là. Nous avons attendu le pilote jusqu'à 19h50. Il n'avait pas été prévenu de l'horaire du vol. No comment... L'aterrissage de notre énorme Boeing 747 à Santiago à minuit nous a paru hasardeux, sur une seule roue. On ne peut pas dire que l'on ait vraiment été rassuré. Pas rassurés, mais arrivés. C'est le principal, non ? Environ encore 1 H pour passer les douanes, où j'ai appris que Lafuste était également un nom Cubain, et nous voila à l'Hôtel grand luxe (Mélia Santiago de Cuba) de Santiago !!!! La chambre est superbe, un grand lit, une salle de bain luxueuse avec jaccusi, des petites attentions de la part des femmes de chambre pour notre lune de miel, bref de quoi passer une bonne et courte nuit ! A nous Cuba !

Lundi 14 Novembre 2005

Réveil difficile ce matin à 8h, après seulement 4 heures de sommeil. Une douche rapide pour se réveiller le temps que Matthieu aille au change pour récupérer des pesos convertibles et nous descendons prendre notre petit déjeuner au restaurant El Casona. Petit déj typique cubain, différents types de pains, beurre salé et boissons habituelles.

Nous enchaînons par une réunion d'information, avec Doris notre guide. Elle nous explique tout ce qui va se passer pendant le séjour, les formalités, la vie des cubains.

Nous partons à 10h30, avec Luis notre chauffeur, dans son bus climatisé, direction la place Antonio MACEO. Première photo d'une affiche de Fidel Castro avec sa devise : "Santiago de Cuba rebelde ayer, hospitalaria hoy, heroïca siempre !" (Santiago de Cuba rebèle hier, hospitalière aujourd'hui, héroïque toujours !). Puis nous allons voir l'ancienne caserne Moncada, transformée en école primaire. C'est par l'attaque manquée de cette caserne que la révolution cubaine a été lancée.
Nous visitons ensuite le cimetière Ste Ifigénie, avec la tombe de José Macia. Relève des gardes toutes les demi- heures selon un protocole bien particulier sur fond de musique. Nous apprenons au passage que les cubains n'ayant pas de caveau familial sont enterrés dans des tombes communes pendant deux ans puis sont exhumés et leurs os sont récupérés pour être placés dans des boîtes qui iront dans l'ossuaire que constitue le mur du cimetière.
Avant midi, nous arrivons au Castillo del Moro (le nez) de San Pedro de la Rosa. La construction de ce fort a débuté en 1638 et a durée 30 ans. Sa présence était rendue nécessaire pour protéger la zone de Santiago des invasions pirates. Il est classé patrimoine culturel de l'humanité depuis le 06 décembre 1997.
Nous mangeons à coté du fort, au menu une soupe de haricots rouges, du porc, du poulet, des frites, du choux blanc et une glace au chocolat.
Nous revenons ensuite à Santiago pour une promenade à pied. Visite du quartier Tivoli, du balcon de Velasquez, de la cathédrale de Santiago, de la place Cespedez et du musée du conquistador Diego Velasquez, dans son ancienne maison. Le musée abrite une exposition sur l'évolution du meuble du XVIeme au XIXeme siècle. On y voit également une ancienne fonderie d'or...
De retour à l'hôtel, crevés par cette première journée de chaleur, un plouf dans la piscine de l'hôtel s'impose et nous en profitons pour commencer à discuter avec Aurélie et Laurent (jeunes mariés comme nous) et Sébastien. Tous les trois font le voyage avec nous.Un buffet au restaurant El Casona avec le même petit groupe puis tout le monde au lit à 20h30. si si !!! Une bonne nuit de sommeil, bien méritée, nous attend.

Mardi 15 novembre 2005

Ce matin, le téléphone a bien sonné à 6h45 pour nous réveiller ce qui n'était pas le cas d'hier matin !...
Nous partons à 8h en direction de la région de Baracoa. Sur la route, Doris nous explique les difficultés de transport que rencontrent les Cubains. Ceux-ci font beaucoup de stop. Un homme, habillé en jaune, tenant un panneau "pare" (stop) gère le ramassage des personnes. Plusieurs moyens de transport sont possibles:
- les camions publics aux plaques d'immatriculation bleues, qui sont obligés de s'arrêter pour prendre gratuitement les gens,
- les camions privés (plaques jaunes) sont quant à eux payant,
- les camions affrétés par les entreprises,
- les autobus (wa-wa, "chameau"),
- les taxis officiels ou non,
- les vieilles voitures, typiquement américaines ou russes,
- la moto, le vélo, le pousse-pousse ou coco taxi.
De fait, les cubains essayent de travailler près de chez eux pour éviter les problèmes de transport...
Pour info, les vieilles voitures américaines font partie du patrimoine de Cuba et ne peuvent être vendues. On voit aussi de vieilles Lada. Elles étaient offertes aux ouvriers les plus méritants, du temps de la période russe. Les voitures font partie de l'héritage d'une famille. Elles ne se vendent pas.

Notre voyage nous fait traverser Malia, une commune où vivent une majorité de descendants d'esclaves.

Puis nous approchons de Guantanamo, au sud Est de l'île. Ville malheureusement trop connue du fait de la base militaire américaine qui y est implantée. Ce base sert de tremplin aux USA pour être présents dans les Caraïbes. Actuellement, de nombreux talibans y sont emprisonnés dans les conditions que l'on connaît.
Tout le long de la route, nous voyons des panneaux révolutionnaires. La publicité est par contre interdite à Cuba. Beaucoup de panneaux parlent de Fidel Castro, mais aussi de 5 hommes (Ramon, Fernando, Gerardo, René, Antonio), élevés aux rang de héros, et qui sont emprisonnés aux US pour terrorisme. Il s'agit d'anciens espions Cubains. Les deux pays ne sont évidemment pas d'accord sur leur cas...

Nous poursuivons la route, le temps est couvert. Nous traversons plusieurs villages dont La Sombrilla, Maqueycito, San Antonio del Sur ou Yateritas. Dans ce dernier, nous nous arrêtons pour rencontrer des vendeurs de bananes.
Nous longeons la mer des Caraïbes. Nous voyons des colonies de petits crabes rouges qui traversent la route et se font écraser par les véhicules. La zone est désertique.
A Imias, nous observons une zone plantée de cactus.
Nous empruntons ensuite la Farola, une route construite dans les années 60 pour relier Santiago à Baracoa et désenclaver cette dernière. Baracoa n'était en effet accessible jusque là que par la mer. Cette route est sinueuse et montagneuse. Nous croisons de petits vendeurs de fruits et d'objets divers. Nous voyons des caféiers et des séchoirs à café. La pluie est intense. Nous traversons le rio Jojo, puis nous arrivons à 13h30 à Baracoa.

Baracoa fut la première ville construite par les espagnols sur Cuba. Elle abrite 50000 habitants. Nous passons le Rio Miel : nom donné en l'honneur du mariage de Diego Velasquez, qui a été célébré en cet endroit.
A 14h, le restaurant nous accueille au bord de la rivière Toa. Un petit tour en barque est organisé pour les plus téméraires pendant que les cuistos préparent le repas. Puis nous nous installons sous les paillottes, entourées de plantations diverses, pour déguster le repas composé de riz, porc, galettes de pain, purée de bananes appelée "Fou-Fou" et fruits. On nous sert également un apéritif à base de pamplemousse/rhum ou coco/rhum. Le repas est servi dans des morceaux de bambous coupés en deux. Nous mangeons même avec une cuillère en bambou.


A 15h30, nous partons pour l'hôtel Porto Santo, situé au bord de l'atlantique. Le confort est moyen dans cet hôtel.
Dès 16h nous repartons pour la visite de Baracoa à pied. Nous y voyons une maison de la maternité, une épicerie de rationnement. Nous montons les 93 marches du Castillito (hotel) pour photograhier la baie de Porto Santo.
A 18h, nous regagnons l'hôtel pour l'apéro. Cuba Libre au programme (tropicola et rhum) puis un buffet. La soirée dansante est malheureusement annulée du fait de la pluie.

Mercredi 16 Novembre

Départ de Baracoa, un petit coucou à l'enclume, la montagne emblême de Baracoa, puis nous partons. La "route" est cahotique, parfois elle ressemble surtout à une mauvaise piste. Nous traversons plusieurs villages. La fibre optique est en train d'être mise en place pour relier la zone au téléphone.

La région est simple, verdoyante, et les maisons, les Bohio, sont à cette image : tout en palmier. On voit aussi des cochons qui vivent en liberté complète. La zone est aussi parsemée de bodegas (épiceries de rationnement), d'écoles...
La vie est organisée en partie par les CDR, les Comités de Défense de la Révolution qui planifient le travail volontaire. Par exemple, un dimanche par mois, ramassage des ordures triables, don du sang, activités pour les enfants pendant leurs vacances, ... L'action de chacun dans le CDR est "souhaitée", faute de quoi, il est plus dur de trouver un travail.
L'information arrive via 2 chaînes télévisées et 2 chaînes à vocation de formation. Les habitants n'ayant pas de télévision peuvent avoir accès à des salles de télévision publiques.
A l'école que nous visitons, se trouve un buste de José Marti, et un drapeau cubain, comme dans toutes les écoles de Cuba. Chaque matin, les petits chantent l'hymne national en montant le drapeau. La fierté nationale est cultivée très jeune...

Arrêt suivant à Bahia de Taco, une baie époustoufflante de beauté. On y voit parfois des lamantins. Malheureusement, on en verra pas ce jour là.

Nous arrivons ensuite dans la région d'Holguin. Nous traversons Moa, ville spécialisée dans l'exploitation des mines de Nickel. L'exploitation a lieu depuis 1950. Elle a débuté grâce à une compagnie américaine. Après la révolution, c'est bien sûr les russes qui redémarrent l'usine, et qui resteront jusqu'en 1991 (fin du comecon). Depuis, des entreprises chinoises, venezuelliennes et canadiennes les exploitent.
Le sol est rougeâtre, des fumées rouges polluent le ciel et toute la région. On croise également un site de production de soufre. Un vrai plaisir !

Les champs reprennent ensuite leurs droits. On croise des cultures de banane, papaye et noix de coco. Luis, le chauffeur, slalome pour éviter les trous. On croise de nombreux 4*4 dans la région. Pas étonnant. Parmis les choses typiques observées aujourd'hui, je citerais en vrac des lessives à la main dans les rivières, des triporteurs, de nombreuses calèches et une tonne de vautours noirs. La région est très agricole, à l'image de la bourgade de Sagua, que nous traversons.


A 12h, aux environs de Mayari, devant nous un homme saute dans un camion benne, à un endroit où les véhicules ralentissent du fait des ornières. Il va ensuite payer le chauffeur, en tendant la main vers la cabine. Ici, tout le monde joue du klaxon. C'est une sorte de prolongement du volant. Luis l'utilise pour avertir, pas pour râler.

On arrive dans une zone où les haies sont faites de cactus. Original non ? C'est la baie de Nipe. Nous nous dirigeons vers le Cayo Saetia. C'est une réserve où de nombreux animaux africains ont été introduits. Nous y mangeons, au bord de mer. Matthieu goute l'antilope pour la première fois. Très bon.

La fin du transport nous amène à Holguin, ville de 400 000 habitants, qui a donné son nom au département. La zone est plus développée que celle de Baracoa. On y fabrique des machines agricoles, des matériaux de construction, de la bière...
Il y a aussi des écoles, notamment l'école militaire Cienfuegos, du nom d'un autre héros national Camillo Cienfuegos, ami du Che.

En sortant de Holguin pour aller à l'Hôtel, nous longeons des petites collines. Le nom de Cuba est lié au petites montagnes que les indiens appelaient ainsi, et qui ressemblaient aux "cubas" espagnols, les tonneaux.
Nous arrivons à l'hôtel de Guardalavaca (Sol Rio de Luna y Mares) à la nuit, fourbus par tous ces kilomètres de mauvaise route. Ouf. Ce soir, soirée Cabaret et hôtel en all inclusive. Vive les coctails à volonté !

Jeudi 17 Novembre 2005

Journée libre à l'Hôtel Sol Rio de Luna y Mare en tout inclus... En résumé, "gavage" et bronzage...
Plage et Volleyball le matin, bronzette pour Marie. Une vraie détente après quelques jours de voyage sur les routes. La mer est chaude mais le vent fort est là. Pas de plongée donc, compte tenu des risques. Ni de bateau. Nous nous rabattons sur un cours de coctail : nous apprenons à faire un Cuba Libre, Un Blue Sky, et un Varadero Sunrise. Tous ces coctails sont bien sûr à base de rhum (Ron), il faut bien faire marcher l'économie locale.
Le tout inclus, c'est un vrai bonheur, pas besoin de transporter d'argent. Après un petit repas, nous nous installons sur des transats au bord de la piscine pour l'après-midi. Ladite piscine a un certain charme, notamment du fait de son bar. Des plots sont installés dans l'eau afin de pouvoir siroter tout en restant au frais.
Le soleil cogne aujourd'hui et il vaut mieux ne pas se déshydrater... Sébastien et Laurent participent également à un Water Voley puis à l'élection de Mister Piscine. Fous rires garantis.
Après un petit tour sur les boites mail, nous nous retrouvons pour l'apéro, un de plus. J'ai testé un cigare, un Roméo et Juliette, pour savoir ce que c'est. Je suis assez déçu, et je m'arrête après quelques bouffées. Trop âcre à mon goût. Sebastien, lui, s'en délecte. Après le repas, nous revenons vers ce petit bar ouvert 24h/24...
Soirée détente.

Vendredi 18 Novembre 2005

Direction ce matin la ville d'Holguin. Une de ses spécialités, la fabrication des orgues de barbarie, mais aussi les coco taxis... Il pleut mais la route est bonne.
Nous passons la playa de Baryan, plage où Christophe Colomb a débarqué.
Durant le voyage, Doris notre guide, nous donne des informations sur Fidel Castro, qui a donné un discours hier durant presque 6 heures à la télévision. Il est né en 1926 dans un village appelé Biran. Ses parents étaient éleveurs. Il entre à l'université à 19 ans et devient avocat.

A Holguin, nous passons devant l'université, le siège du parti communiste local, un stade de base-ball accueillant 40000 personnes, un hôpital. Nous arrivons à la colline de la croix: en mai 1790, les habitants de Holguin ont planté une croix en haut d'une colline afin de prier pour que la pluie tombe. Nous accédons à cette croix en montant 461 marches ! En haut la vue panoramique est splendide. On voit bien la ville, d'ici. Le découpage très droit des rues, à l'américaine, est étonnant, pour les européens que nous sommes.
Au moment de partir, nous voyons arriver une superbe voiture américaine avec de jeunes mariés à bord.



En redescendant, nous observons un quartier de "maisons économiques", dont les matériaux de construction sont fournis par l'état. Les riverains s'entraident pour les construire.
Petit tour ensuite par la place Las Flores, où dans l'église San José est exposée une statue représentant la vierge de la charité, patronne de Cuba. Nous faisons la rencontre d'un groupe d'infirmières qui se prête au jeu de poser pour la photo avec Marie (une collègue !). Puis la place Calisto Garcia.



Le repas vaut le détour aujourd'hui: déjeuner Créole au restaurant Finca Mayabé dans la verdure luxuriante (la Mayabé est la bière spéciale d'ici, et une histoire raconte que l'âne qui vivait ici en buvait 120 par jour...). Le repas est typique de ce que nous mangeons dans tout le pays. Tomate, macédoine, poulet, porc, chips de banane, riz aux haricots noirs, glace, bière. La musique et la danse sont là aussi.

Doris profite de la route pour nous parler de différents sujets.
Les maisons : à Cuba, on ne peut pas en acheter. On vit avec la famille, parfois un oncle, une tante, et on reçoit les maisons en héritage. Tout appartient à l'Etat. Les loyers ne sont pas chers. On ne peut pas refaire soi même la façade de son habitation. C'est à l'Etat de le faire.
Les mariages : ici, ils sont essentiellement civils. Pour divorcer, il suffit de payer 100 pesos à un tribunal, d'où la fréquence des divorces.
Le travail et la retraite : à Cuba, il y a officellement 2% de chômage seulement. Les gens qui ne veulent pas travailler ne touchent rien. Les femmes sont à la retraite à 55 ans, contre 60 ans pour les hommes. Les cubains peuvent continuer un petit travail en plus de la retraite. Des maisons de retraite existent et sont financées par l'Etat.
Les cartes de rationnement : une par mois et par "famille" (foyer). Les produits doivent toujours être retirés dans la même bodega (épicerie). On y trouve typiquement du lait, des compotes, des topinambours, de la viande, des oeufs, du poisson, du combustible, du pain, du riz, de l'huile, du savon, du sucre, du sel des allumettes... Tout est calculé et suivi.

Nous arrivons à Camagüey. Notre hôtel le "Gran Hotel" se situe en centre ville, pour une fois. Le restaurant panoramique est un vrai plaisir. Nous sortons, Sébastien, Laurent et moi dans un petit bar en ville. Nous sommes accostés dans la rue par un cubain qui ne nous lachera plus de la soirée, et qui essaye de nous fourguer tout ce qu'il peut. D'abord des sorties en boîte, puis des cigares, puis des filles. Pas froid aux yeux le gars... Finalement, Sébastien (excuse moi seb, j'en ris encore) se fera fourguer 25 cigares pour 30 euros et sa paire de chaussettes ! Des cigares, oui, mais qui s'avèreront ensuite être à la feuille de banane. Donc infummables... Contrairement au premier qu'il lui a fait tester et qui était un vrai...Mais ça fait un bon souvenir !

Samedi 19 Novembre 2005

Départ à 8h30 pour la visite à pieds de la ville de Camagüey.
Première étape à l'Iglesia de la Merced (Eglise de la Merci) datant du XVIIIe siècle où sont réunis les accessoires utilisés par le Pape Jean-Paul II lors de sa venue en janvier 98. S'y trouve aussi le Saint Sépulcre de la Procession qui a lieu à la Saint-Jean.
Puis la Place Ignacio Agramenté, héros de Camagüey, qui a conduit les principaux combats dans la région. Il était franc-maçon et général. Sa maison natale est transformée aujourd'hui en musée.
Arrêt sur la Plaza San Juan de Dios où l'église abrite une statue du Père Olallo qui est vénéré à Camagüey.
Dans les rues, il y a des rails au sol, signe d'un ancien tramway.
Au fil des rues, Doris nous explique quels sont les sports pratiqués par les enfants : boxe, judo, karaté, danse, baseball. Aucun enfant ne travaille ni n'a le droit de travailler avant 18 ans.

Nous rencontrons l'emblême typique de Cuba : le fumeur de cigare ! Mais contrairement à ce que l'on pense, c'est peut-être l'un des seul fumeur de cigares que nous verrons durant notre séjour.

A 10h30 départ pour Sancti Spiritus en passant par Florida. En route Doris nous explique qu'à Cuba il n'existe qu'un seul parti, la parti communiste cubain créé en 1933. Pour en faire parti, le CDR effectue une sélection des meilleurs ouvriers basée sur la conscience révolutionnaire, le sacrifice et le volontariat. Un accord est passé et au bout d'un an si tout s'est bien passé, l'ouvrier reçoit une carte avec photo qui donne, dit-on, des facilités pour avoir un travail.

Nous arrivons à Florida, beaucoups de champs de canne à sucre qui sont récoltées une fois par an et donnent environ un million de tonnes par an surtout réservée à la production d'alcool.
Nous traversons les villages de Quesada, Ciega de Avila.

Explications de Doris sur le Baie des Cochons :
En 1959 après la guerre, beaucoup de cubains de l'armée de Batista partaient de Cuba pour les Etats-Unis, la Floride, en pensant que la révolution de Fidel Castro ne durerait que quelques jours. Au temps de Kennedy, des cubains militaires s'entrainant aux USA sont partis pour vaincre la révolution à Cuba, ils étaient payés par la CIA, ils ont détruits des avions militaires russes à La Havane et Santiago.
Deux jours après ils ont débarqués par la Baie des Cochons (nom donné car marécageuse et beaucoups de sangliers et de cochons). Fidel fait alors appel à son peuple pour rejeter l'ennemi (milice révolutionnaire). L'attaque durera trois jours, au profit de Fidel. Les cubains américains demandent alors l'aide promise par Kennedy, qui refuse, les contraignant à se rendre. Les criminels seront arrêtés, jugés à huit clos et emprisonnés ; les autres furent échangés contre des médicaments.
Ce fut la première défaite de l'impérialisme en Amérique latine. Après cette attaque, Fidel déclara le caractère socialiste de la révolution cubaine. D'où le départ de 5 cubains aux USA comme espions contre le terrorisme dirigé sur Cuba quelques années plus tard.
Depuis des Russes ont installés des missiles à Piñar Del Rio et La Havane en disant : "Si vous touchez à Cuba, vous touchez aux Russes".

Arrivée à Sancti Spiritus pour un déjeuner au restaurant "Meson de la Plaza" accompagné de l'orchestre traditionnel. Puis nous partons visiter la ville, sa rue piétonne et pavée, nous passons la rivière Yayabo sur le "pont du lait".








Départ pour Trinidad en passant par le village de Banao où tous les samedis il y a la fête de la bière. Nous nous arrêtons pour déguster une bière locale contenue dans un camion citerne et vendue aux ouvriers.

Arrivée à Trinidad à l'hôtel Trinidad Del Mar en tout inclus, douche, apéro, buffet et dernier verre autour d'un spectacle-jeu avant de dormir.

Dimanche 20 Novembre 2005

Départ à 8h30 pour Trinidad : but du pélérinage touristique. Nous visitons une poterie puis le centre historique de la ville, patrimoine national qui ne peut être modifié et accueille 30 000 habitants.

Place Al Mayor avec son ancien couvent franciscain et église où la messe était en cours de célébration.
Visite du musée romantique : ancienne maison du comte de Bruner au XIXe siècle.

Puis quartier libre pour profiter du marcher artisanal où nous commençons nos petites emplêtes de souvenirs.
Petit cocktail à base de canne à sucre au bar Canchanchara avec musique.

Puis retour à l'hôtel pour une après-midi libre sur la plage avec bronzette, petit tour en bateau pour Matt et Seb, baignade.
Repas + bingo + spectacle pour cloturer la soirée.


Lundi 21 Novembre 2005

Nous partons de l'hôtel à bord d'un camion local en direction de Tope de Collante (à 800 m d'altitude) et du parc de Guanayara. Après un parcours très très cahotique et dans les courants d'air du camion qui ont valu à Matt de se faire un torticoli, nous arrivons au restaurant au bord de la rivière Mélodioso. Le voyage valait le coup car le paysage est féérique !
Après un petit cocktail de bienvenue (ils sont très accueillants les cubains !) nous partons à pied pour une ballade dans la nature le long de la rivière.
Après une heure de marche et la traversée de plusieurs ponts (Marie et son vertige ont surmonté avec bravoure cette épreuve !) nous arrivons sur un petit lac où tombe une cascade magnifique.
Plusieurs personnes du groupe (en réalité tout le monde sauf Doris et Marie !) sont partis plus haut voir le départ de la cascade et se baigner pour le plus téméraire (Laurent). Puis retour au restaurant pour le déjeuner.
Nous reprenons le camion local pour redescendre et rejoignoins Luis qui nous attend plus bas avec le bus pour nous emmener au jardin botanique voir les nombreuse espèces d'arbres impressionnants.

Nous repartons ensuite en direction de Cienfuegos, à l'hôtel "El Union" au coeur de la ville où nous avons la surprise de pouvoir coucher dans une grande suite au luxe et au confort démesurés !
Trop top !

Mardi 22 Novembre 2005

Visite de la ville de Cienfuegos (120 000 habitants).
Nous voyons d'abord la place José Marti classée patrimoine culturel de l'Unesco début novembre. Autour de la place il y a le collège Lorenzo Acéa (son père Tomas Acéa, homme très riche, a construit un véritable sanctuaire à la mort de son fils ainsi qu'un collège, tout deux dans le style grec), la mairie sans doute la plus belle de Cuba, le théâtre Tomas Terry (vénézuelien ayant habité Cuba au XIXe siècle qui partit en 1882 à Paris pour se faire soigner mais laissant une grosse somme d'argent pour construire le théâtre en 1889).
Ce théâtre peut accueillir 900 personnes mais est fragilisé par les cyclones. Au plafond il y a une fresque représentant la muse de l'art, le rideau est toujours manuel et le billet d'entrée est de 1 CUC (1 euro). Il accueille des groupes de danse, théâtre, chorale, concert. Avant dans la fosse se déroulaient des combats de coqs et de boxe.

Nous allons voir ensuite le marché agricole où un marchand expose un cochon entier grillé. Puis nous partons vers le bord de mer voir le Palacio Del Vallé, la pointe de Cienfuegos d'où nous voyons les constructions d'une centrale nucléaire débutée en 1990 avec les russes mais abandonnée suite aux ruptures de contrats. Nous buvons un cocktail sur la terrasse du Palazo Del Vallé et Matthieu apprend les accords de guitare de "Qui sas" avec un musicien local.
Déjeuner au Club Cienfuegos, très beau restaurant à l'architecture magnifique.

Nous reprenons ensuite la route pour Santa Clara. A la sortie de Cienfuegos nous croisons la statue de Benny Moré, musicien chanteur de salsa, symbôle de Cienfuegos.
Santa Clara : ville du Ché Guevara, 130 000 habitants.
La place du Ché : visite du mémorial où sont entreposés les restes du Ché et de ses compagnons de l'expédition de Bolivie puis visite du musée du Ché où l'on retrouve de nombreuses photos et objets ayant appartenus au Ché depuis sa naissance.

Nous allons ensuite visiter Santa Clara et sa place avec sa botte espagnole, l'obélisque et le kiosque.

Petite anecdote : Sébastien se fait aguicher par un transexuel nommé Olgita qui ne le lachera plus jusqu'à notre départ !

Puis nous allons voir l'endroit où le Ché, à l'aide d'un Caterpillar, a fait dérailler le train blindé chargé de munitions qui faisait route vers Santiago pour servir l'armée de Batista. Cet évènement a marqué la fin de la révolution.

Direction l'hôtel, petit village indien nommé La Granjita où Matthieu a passé la pire soirée et nuit du séjour tellement il était malade !

Mercredi 23 Novembre 2005

Départ pour Remedios par une autoroute toute neuve, du repos pour notre dos !
Remedios : 20 000 habitants, ville de traditions et de carnaval (rivalité avec le village Caïbarian pour le concours de chars). Seule ville qui a deux églises sur la place principale. Ville fondée en 1524 par les espagnols.
Nous visitons l'église de l'immaculée conception aux décors magnifiques, surtout l'autel en bois polychromé recouvert d'or.
Sur la place un bar attire notre attention car il s'appelle "El Louvre" !

Caïbarian : à l'entrée de la ville un crabe géant de pierre nous souhaite la bienvenue. Ville fondée en 1832, reconnue pour son port de pêche et ses pêcheurs de langoustes et poissons. Un viaduc relie les îlots avoisinnant dont Cayo Maria. Une guide locale employée par le Ministère du sucre nous fait visiter la place de la liberté, le balcon donnant sur l'océan atlantique puis nous emmène en train jusqu'au musée de la canne à sucre et du train.

Nous reprenons ensuite le train qui nous dépose au restaurant El Curujey où nous sommes accueillis avec un lait de coco frais. Un paysan nous fait une démonstration de grimper de cocotier pour cueillir une palmiche (nourriture pour cochons), puis démonstration d'extraction du jus de canne à sucre et dégustation.

Déjeuner créole où nous gagnons au tirage au sort, un magnifique chapeau de paille qui va si bien à Matthieu !


Départ pour La Havane et ses 2 millions d'habitants. Ville divisée en différentes municipalités. Pour y arriver, nous empruntons l'autopiste, une autoroute très droite qui servait avant de piste d'atterrissage pour les avions ennemis, sur les côtés de la route des rouleaux de ferraille sont posés et étaient utilisés pour couper la piste lorsqu'un avion ennemi était en approche, afin de diminuer la longueur de piste et l'empêcher d'atterrir.
Cette autopiste est particulière, des gens traversent, il y a des stops pour les voies ferrées, des feux tricolores aux croisements, les voitures roulent à 120 km/h maxi. Parfois même il n'y a pas de terre-plein central ni de marquage au sol. Leur autoroute est bien différente de nos autoroutes françaises. On y voit des voitures, camions, bus mais aussi des vélos, charettes, piétons, autostoppeurs !

Arrivée à l'hôtel Melia Cohiba (*****), nous logeons au 11e étage dans la chambre 1111. La chambre est grande et très bien équipée : un lit de 2m60, une salle de bain avec jacuzzi, un petit salon où nous sont servis des fruits frais, une vue panoramique sur La Havane, bref le pied total ! Un bon repas, un petit cocktail et une bonne nuit de repos s'impose.

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Jeudi 24 Novembre 2005

Départ 8h30 en direction d'une réserve de la biosphère : Las Terrazas située dans la Sierra Del Rosario. Le site était une ancienne plantation de café, en terrasses, gérée par l'armée française du temps de l'esclavage. Le déboisement avait eu lieu pour cultiver mais il a empêché le développement des caféiers, qui ne sont productifs que s'ils sont protégés par de grands arbres qui leur font de l'ombre. Les français sont donc partis ...

Le site a été reconverti après la révolution, 6 millions d'arbres ont été planté et le site a été choisi pour devenir une réserve autosuffisante pour 243 familles depuis 1971. Un village a été construit pour les familles, sur pilotis pour maintenir le drainage dans le sol. Un laboratoire de recherche sur la biodiversité permet de faire évoluer le parc.
L'artisanat a aussi été développé, la torréfaction sur place ainsi que la sérigraphie se sont développées.
Une ballade nous permet d'observer différents arbres : le tec des pins, des habicu (famille des mimosas), des "pomme rose", des gommiers (arbre à touristes). Nous visitons également l'ancienne caféière française Bellevue, avec les différentes étapes de préparation de grains de café (séchage, décortiquage, tri, ...).
Le site permet d'observer à la fois l'Atlantique et la Mer des Caraïbes car il est situé à mi-distance des deux, à l'endroit où l'île est la plus étroite.
Nous avons eu la chance de croiser un Tocororo, l'oiseau emblême de Cuba au beau plumage rouge sur le ventre.
Nous allons ensuite découvrir Viñales, une ville de la région de Piñar Del Rio à l'ouest de l'île (lieu de tournage de Terre Indigo). Le site karstique ressemble à s'y méprendre à la Baie d'Allong, c'est époustouflant de beauté. Le tourisme et la culture du tabac font vivre les gens ici mieux qu'ailleurs dans l'île. Les maisons sont colorées, entretenues, avec des toits de tuiles rouges. Nous visitons également la Cueva Del Rio, une grotte et une rivière karstique.
Retour à l'hôtel de La Havane pour une petite soirée tranquille.
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Vendredi 25 Novembre 2005
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Départ en voitures américaines pour un tour de La Havane, nous embarquons avec Aurélie et Laurent à bord d'une Studebaker de 1959 dont la consommation est proche des 1l/6km.
Nous descendons devant la place de la révolution et sa tour de 112 m, sa statue de José Marti et le bonnet frigien.
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Nous partons ensuite à pied direction le Capitole : inauguré en 1930, a pris modèle sur le Capitole américain pour faire de La Havane la capitale du monde. Aujourd'hui abrite le ministère des services, technique et environnement. Deux statues ornent ce monument : celle de la vertu et celle du travail fabriquées en Italie. A l'intérieur, une statue en bronze équivalente à Marianne. Le capitole est aussi le point de départ du km 0 de la rue centrale de Cuba, marqué par un diamant.
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A côté, le théatre de La Havane dont la directrice de l'école de danse est Alicia Alonso, célèbre danseuse.
Petite anecdote, devant le capitole, deux chiens protègent les touristes en aboyant sur les colporteurs !
Nous visitons la fabrique de cigares Roméo et Juliette fondée en 1837, elle emploie 600 ouvriers dont 60 % de femmes, produisant 25 à 30 000 cigares par jour de 12 marques différentes pour l'exportation.
Visite du musée des beaux-arts, du musée de la révolution dans l'ex-palais présidentiel.
Déjeuner poisson au restaurant El Templete sur le bord de mer.
Sur le bord du Maleçon, les pêcheurs guettent les bans de poissons. Aussitôt repérés, ces pêcheurs courent tous dans leur direction pour lancer leur canne à pêche à la mer ! C'est un beau balai à voir !
Visite de la vieille Havane, l'eglise St François d'Assise, rue Obispo avec l'hôtel Ambos Mundos ancienne demeurre d'Heminguay.
Visite du musée des capitaines généraux et de la place de la cathédrale puis retour à l'hôtel afin de nous préparer pour la cérémonie des coups de canon et le diner de langouste dans un restaurant de La Havane.
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Nous partons pour le Castillo de los Tres Reyes del Morro, bâti au XVIe et XVIIe siècle à l'entrée du port de La Havane, il protégeait la ville contre les pirates. A 21h retentit le coup de canon qui jadis annonçait la fermeture du port par une chaîne.
Dîner de langouste.
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Samedi 26 Novembre 2005
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Dernier jour à Cuba, nous nous levons avec nostalgie mais bien décidés à profiter de cette dernière journée.
La matinée est libre, nous en profitons pour aller faire un tour au marché artisanal en passant par le Maleçon (avenue du front de mer longeant la capitale sur 8 km). Les dégats des précédents cyclones sont encore présents mais de nombreux immeubles sont déjà rénovés.
Départ à 12h30 de l'hôtel, visite de l'Hôtel Nacional de Cuba pour sa vue panoramique sur la baie de La Havane, ancien hôtel de la mafia.
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Retour dans le centre de la ville pour un déjeuner dans un restaurant de flamenco "El meson de la flota" et une démonstration de danse flamenco (très bruyant mais très beau !!!).
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Visite du musée du rhum Havana Club et dégustation au bar ambiance.
Petite ballade, diner pizza cubaine (miam !)
Petite anecdote : nous remarquons le dernier jour, que le numéro du bus (1607) n'est autre que la date de notre mariage le 16 Juillet 2005 ! Etonnant non ?!
Départ pour l'aéroport de La Havane, où l'avion initialement prévu à 22h30 est retardé à 00h10 mais cela nous commençons à en avoir l'habitude.
Enregistrement des bagages après les avoir enveloppés dans des sachets sous vide pour prévenir des vols. Un grand merci et aurevoir à Doris et Luis qui ont été vraiment super durant tout notre séjour. Passage des douanes et aquittement de la taxe de sortie du territoire (25 euros tout de même) puis l'attente en salle d'embarquement commence. Pour nous occuper un peu, la douane donne notre nom de famille au micro, ils ont repéré un tableau dans notre valise et veulent vérifier que ce n'est pas du trafic d'oeuvres d'art. Nous devons ouvrir la valise, présenter la facture du tableau et tout se termine bien.
L'avion est plus petit que celui du départ, le pilote et le personnel de bord plus agréables mais je pense que j'aurais pu attendre longtemps avant d'avoir une couverture pour me réchauffer si Matthieu n'avait pas été la réclamer directement aux interéssés. Petit en-cas et tentatives de dodo pour éviter le brusque retour à l'heure française.
Arrivée à Paris Terminal Sud à 15h30, passage des douanes, valises récupérées, aurevoir à tout le monde et nous courrons au comptoir Air France au Terminal Ouest pour prendre le prochain vol pour Nice. Rapide coup de téléphone à Pascaline qui nous ramène notre sac de linge laissé au départ et nous embarquons pour un décollage à 16h05 direction Nice où mes parents nous attendent pour nous ramener chez nous.
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Conclusion : ce que nous retenons de ce voyage
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Marie : "Que du bonheur, des paysages magnifiques, une population pauvre mais heureuse et très accueillante, des coutumes parfois bizarres pour nous européens mais tellement enrichissantes. Je recommande ce voyage à tout le monde, que ce soit en voyage organisé ou avec le sac à dos. Une expérience humaine inoubliable ... Un grand merci à tout ceux qui nous ont permis de réaliser ce voyage et un grand coucou à tous les membres de notre groupe, à Doris et à Luis."
Matthieu: "Un plaisir intense, dû à la variété de ce que nous avons fait et vu! Un voyage de noces inoubliable. je rejoins entièrement Marie dans ses commentaires. J'espère avoir à nouveau l'occasion de passer par Cuba. 15 jours ne suffisent qu'à se donner un avant goût. J'y reviendrais pour l'ambiance, pour flâner, pour la musique...Et certainement plus longtemps à la Havane, une ville que nous n'avons fait qu'effleurer. Un grand merci à toi, Marie, pour le bonheur que tu me procures. Je t'aime.
De gauche à droite par couple :
Victorine et Maurice, Monique et René, Solange et René, Marie et Matthieu, Aurélie et Laurent, Arlette et Michel, Eliette et Michel
Au premier plan : Doris et Luis
Derrière : Sébastien
Le blog de notre mariage : http://marieetmatthieu.blogspot.com
Un point de vue extérieur: le blog de ezeur! http://www.travelblog.org/Europe/France/Cote-d--Azur/Frejus/blog-16805.html
posted by marie et matthieu 2:24 PM 0 comments